Je grossis.
Non, pas moi, pas de panique. Moi ça va.
Quand je dis que je grossis, c’est une façon de parler. De parler de l’actualité. Economique j’entends. J’aurais pu dire : je rachète, je reprends, je bouffe mon voisin, j’avale mes camarades de jeu ou encore, je gobe tout rond mes concurrents…
C’est la tendance de fond de nos jours : sur les marchés du monde entier, ça boulotte à tour de bras. Pas plus tard qu’hier encore, on apprend qu’une jeune star du Web s’est morfalée d’une pousse à peine plus verte. Pour plus de 1.6 milliards de dollars… Quel appétit ! C’est ce que j’appelle une petite faim. Ou plus exactement la fin du petit.
Car que ce soit dans l’acier, la pub, les medias, l’aéronautique ou les services financiers, le petit jeu du moment est bel et bien « bouffera-bien-qui-bouffera-le-dernier ». Et cette boulimie contagieuse confirme avec tambour et trompette le déclin annoncé d’un certain type de business. Indépendant, créatif et frondeur.
Comment en effet imaginer ces grands paquebots réagir dans l’adversité ? Ils sont forts, beaux et seront résistants par gros temps. Mais quelle sera leur capacité à réagir si besoin est d’agilité ?
Et quelle place laissent ces excès d’appétence à l’individu, au petit personnel qui se demande avec légitimité à quelle sauce il sera lui mangé ?…
Bon je sais, certains diront que j’exagère.
Mais, partial ou pas, j’ai pensé qu’il était de mon devoir d’avertir du danger. Des risques de vouloir être plus gros que le bœuf…
Normal pour une grenouille.
Quand je dis que je grossis, c’est une façon de parler. De parler de l’actualité. Economique j’entends. J’aurais pu dire : je rachète, je reprends, je bouffe mon voisin, j’avale mes camarades de jeu ou encore, je gobe tout rond mes concurrents…
C’est la tendance de fond de nos jours : sur les marchés du monde entier, ça boulotte à tour de bras. Pas plus tard qu’hier encore, on apprend qu’une jeune star du Web s’est morfalée d’une pousse à peine plus verte. Pour plus de 1.6 milliards de dollars… Quel appétit ! C’est ce que j’appelle une petite faim. Ou plus exactement la fin du petit.
Car que ce soit dans l’acier, la pub, les medias, l’aéronautique ou les services financiers, le petit jeu du moment est bel et bien « bouffera-bien-qui-bouffera-le-dernier ». Et cette boulimie contagieuse confirme avec tambour et trompette le déclin annoncé d’un certain type de business. Indépendant, créatif et frondeur.
Comment en effet imaginer ces grands paquebots réagir dans l’adversité ? Ils sont forts, beaux et seront résistants par gros temps. Mais quelle sera leur capacité à réagir si besoin est d’agilité ?
Et quelle place laissent ces excès d’appétence à l’individu, au petit personnel qui se demande avec légitimité à quelle sauce il sera lui mangé ?…
Bon je sais, certains diront que j’exagère.
Mais, partial ou pas, j’ai pensé qu’il était de mon devoir d’avertir du danger. Des risques de vouloir être plus gros que le bœuf…
Normal pour une grenouille.


9 Comments:
Certes, mais est-ce que ça n'a pas toujours été ainsi ? On s'offusquait déjà que Au bonheur des dames fasse disparaître le petit boutiquier et pourtant il y a toujours des boutiques, toujours des startuppers, toujours des petits nouveaux créatifs.
Sans compter que je ne suis pas sûr que les 2 mecs de You Tube regrettent beaucoup d'avoir été bouffés !!
Alors le Professeur Frog s'intéresse à l'étude de la chaine alimentaire. Leçon un: le gros mange le petit.
Mais dans le système capitaliste, c'est mieux: le petit touche un gros pacson pour accepter d'être bouffé. Elle est pas belle la vie?
Mangeur et mangé ont tous deux une grosse faim. Le vrai petit, l'employé, continuera à voir valser les millions au dessus de sa tête...
Merci pour l'écriture élégante et travaillée, un vrai régal à lire.
Exact le petit est souvent mangé apr le plus gros, mais quelques OPA récentes nous ont prouvées le contraire.
Quel bonheur d'aller chez SON boucher, SON boulanger, mais on ne va jamais chez SON Carrefour ou SON Leclerc
Bonne réflexion
Aussi bien l'article que les commentaires sont intéressants. Il est vrai que les acquisitions sont à la mode en ce moment, mais je pense qu'il y aura toujours de la place pour les jeunes pousses.
Et en postant sur Blogger, vous participez a l'appetit du gros puisque c'est a Google que vous apportez votre soutien. Pas belle la vie? Donc Youtube avale et demain d'autres jeunes start up creatives, c'est un peu vous. Aussi.
C'est comme les critiques sur la pauvrete des programmes tele...il suffit pourtant de couper avec la telecommande pour demain faire reflechir les chaines? Mais beaaucoup prefere critiquer tout en regardant, ainsi les scores d'audiences sont toujours aussi impressionnants. Pour des programmes de plus en plus debiles...
Bon mais la certains diront que j'exagere.
See U later Alligator :-)
Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout.
C'est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L'Internationnale
Sera le genre humain.
:o) Bises
Stéphanie
On parle de bouffe? Intéressant second sens de ce verbe manger.
Pendant que certains se meurrent réellement de faim, d'autres bouffent à outrance aliments et/ou groupe d'individus.
Ancestral cannibalisme finalement. Rémanance obligatoire, intrinsec à l'humanité, qui se modernise en ces lois de nos jungles urbaines et, faussement civilisées.
On évolue n'est ce pas? Moi je dis, "Autres temps, autres meutres".
Les prédateurs ont changés mais le principe primal demeure. (phagocytoses diverses, croisades, annexations, domination, conquête...)
J'ai entendu récemment un spécialiste de l'alimentation dire que la production agricole par an des pays industrialisées pouvait nourrir douze fois le nombres de terriens...
Ce qui me rappelle un bon mot de HF Thiefaine:
"Terrien, t'es rien!"
ya pas a dire, l'appetit vient en mangeant. ya de quoi disserter longtemps sur vos idees...
Eric, c'est sur que se partager 1.65 milliards de dollars apres deux ans seulement, ca laisse songeur...
Nathalie, c'est vrai que le systeme se tape de savoir qui mange qui et le petit employe peut meme se faire virer pour toucher a son tour le paquet.
francois, oui mais moi j'en connais un qui aime bien SON frere et pourtant il est grand.
l-tz, tu as raison, et la motivation des jeunes pousses est... de devenir grand.
direct_du_gauche, ouaip, on est tous un peu malades: on se nourrit d'un systeme qu'on vomit...
stephanie, c'est l'eruption de la FIN, mais avec FAIM ca marche pas mal non plus. Bien vu si c'etait voulu ;-)
c-pasdemain-laveille, c'est historiquement vrai, se bouffer les uns les autres ne date pas d'hier. Ou s'arretera notre appetit?
Ne me demande pas comment j'ai débarqué sur ton blog en étant partie de recherches sur la nutrition... le dernier lien c'était miss blablabla et avant je ne sais déjà plus, comme quand on on laisse dériver une conversation.
En fait c'était juste pour te dire que j'avais trouvé cocasse de tomber sur "Je grossis" alors qu'au départ je cherchais de la doc sur les réactions à l'amaigrissement. Ciao, Monique
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