Je dois être maso.
Le samedi je me lève au petit matin. Déjà ça, c’est un peu crétin.
Alors que la maisonnée dort et baille, je sors en catimini direction Bondi. Je cours.
Arrivé à la plage et après m’être étiré un brin, pieds nus j’attaque le sable fin. C’est parti pour 10 longueurs en petite foulée. 12 kms. Pas au bord de l’eau, ce serait trop facile. Non, sur sol bien sec où le sable est mobile.
L’air est doux, le monde m’appartient. J’ai la pèche, ça va être enfantin.
Le premier kilomètre réveille sans douceur de vieilles douleurs. Au milieu du deuxième tour, je souffle fort et le sable est plus lourd. La plage parait toujours plus longue au retour…
La cadence mollit, les épaules capotent, je faiblis.
En doublant deux jolies croupes qui papotent, je lève le menton et bombe le torse. Ce réflexe de mâle abruti pompe d’un trait mes réserves d’énergie. Ca se corse.
Je suis en nage au troisième passage.
Je peine.
Maudire cette galère.
Qu’est-ce que je fous là?...
Tais-toi. Tenir.
Je tempère.
A la fin du trois, j’entrevois ma dernière heure et au quatrième, les premières mesures du Requiem. Je meurs.
Ne pas s’arrêter est ma dernière volonté.
J’entame le cinquième sans réfléchir et de zombie à mi-parcours, comme par magie je reprends vie au sixième tour : bv le Retour.
7 et 8 passent plutôt vite. L’avant-dernier est du petit lait car il est juste avant le dernier.
Motivé par l’arrivée, j’accélère la foulée pour clôturer en beauté.
Plaisir de s’arrêter. Panacée.
Heu… C’est quoi déjà le titre de ce billet-là ?
Alors que la maisonnée dort et baille, je sors en catimini direction Bondi. Je cours.
Arrivé à la plage et après m’être étiré un brin, pieds nus j’attaque le sable fin. C’est parti pour 10 longueurs en petite foulée. 12 kms. Pas au bord de l’eau, ce serait trop facile. Non, sur sol bien sec où le sable est mobile.
L’air est doux, le monde m’appartient. J’ai la pèche, ça va être enfantin.
Le premier kilomètre réveille sans douceur de vieilles douleurs. Au milieu du deuxième tour, je souffle fort et le sable est plus lourd. La plage parait toujours plus longue au retour…
La cadence mollit, les épaules capotent, je faiblis.
En doublant deux jolies croupes qui papotent, je lève le menton et bombe le torse. Ce réflexe de mâle abruti pompe d’un trait mes réserves d’énergie. Ca se corse.
Je suis en nage au troisième passage.
Je peine.
Maudire cette galère.
Qu’est-ce que je fous là?...
Tais-toi. Tenir.
Je tempère.
A la fin du trois, j’entrevois ma dernière heure et au quatrième, les premières mesures du Requiem. Je meurs.
Ne pas s’arrêter est ma dernière volonté.
J’entame le cinquième sans réfléchir et de zombie à mi-parcours, comme par magie je reprends vie au sixième tour : bv le Retour.
7 et 8 passent plutôt vite. L’avant-dernier est du petit lait car il est juste avant le dernier.
Motivé par l’arrivée, j’accélère la foulée pour clôturer en beauté.
Plaisir de s’arrêter. Panacée.
Heu… C’est quoi déjà le titre de ce billet-là ?


18 Comments:
On est quelques uns à être maso...
Mais vu la température qu'il doit faire actuellement chez toi, je crois que tu es vraiment maso !
Direction Bondi ?! Pendant l'espace d'une seconde j'ai cru à une faute et que tu étais en villégiature dans la région parisienne...
Et puis en lisant la suite j'ai vite compris que le sable fin, l'air doux, les jolies croupes qui papotent (expression qui prête légèrement à confusion d'ailleurs...) ça ne se trouvait assurément pas en région parisienne.
Quelle beau récit encore une fois, cher bv! Léger, souple, presque aérien, tu écris comme tu cours.
Mais coupé dans ton élan par la barre des 1500 mots tu ne nous as pas narré la suite, que je sais délicieuse... la semaine prochaine peut-être ?
Quelle narration bv!! on s'essouffle, on s'esbouffre, on souffre et on renait avec toi. Maso, peut-etre mais en superbe forme. Je n'ai jamais reussi a perseverer justement pour retrouver ce second souffle. Je ne dois pas encore etre maso alors ;)
Je pense qu'effectivement tu dois être maso.
Mais la narration doit à la hauteur de la souffrance.
A quand un bouquin reprenant tous tes blogs
Merci pour ces moments de chaleur est de bonheur
Le jogging à Bondi? Moi j'affirme que tu n'as aucun mérite.Quant aux jolies croupes qui papotent, on frise la contrepèterie...Bon jeudi!
2 fois par jour je traverse le bois de Boulogne et je n'ai toujours pas ce corps de rêve ou d'esthète que tu entretiens si bien.....tant que ma moto supportera mon embonpoint j'hésite à prendre des risques
Moi aussi si j'en avais l'occasion j'irais courir à la plage, hein! (euh...)
Je l'ai fait lire à mon père pour lui donner envie de faire un peu de sport... Mais de temps en temps la motivation n'est pas suffisante, preuve à l'appui, je décide d'aller à la piscine (de St Germain en Laye au passage, piscine olympique c'est important pour la suite) il y a 2 jours... Je n'ai jamais pu me garer après avoir tourné un quart d'heure! (Grande motivation donc) J'ai donc fait demi-tour toute penaude en me disant que de toute façon ils étaient 300 000 à l'intérieur! J'ai appris par la suite qu'il y avait des problèmes de transports et que les gens se garent régulièrement à la piscine (parking gratuit, près du centre, vive la France!)
Voilou!
Bon courage pour continuer à façonner ton corps d'athlète, en ce qui me concerne je continue de me goinfrer... héhéhé
A bientôt
Aude
4largo, certes il fait chaud. Mais au petit matin, quand le soleil se lève à peine, il fait divin... bon ok, j'arrête, c'est pas chrétien...
eric, j'étais sûr que les croupes feraient rebondir!...
nathalie, pas certain de conter la suite ou en tous les cas pas tout de suite. On verra.
bluelulie, un petit jeu de jambes, quelquesoit son rythme, fera l'affaire pour le second souffle ;-)
francois, si tu veux laisser tomber tes "feuilles mortes" en verre pour des feuilles plus vivantes en papier, je serai ravi d'être de ta première cuvée!
alice, c'est ce que j'aime dans le maniement de la langue française -délice que je n'atteindrai jamais avec l'anglais qui n'est pas ma langue natale-, c'est cette capacité à jouer avec les mots: les mettre en musique par le jeu d'assonances et de rimes, et frôler parfois le détournement de sens, avec des cohabitations syntaxiques culotées... mais maîtrisées.
denis, reste sur ta moto. Traverser le Bois de Boulogne en courant en criant que tu es maso t'attirerait probablement des ennuis...
jojo, ya pas de plages à Trieste? ;-)
aude, t'as raison: vive la France, les grèves du transport public, les parkings et les piscines olympiques!...
Comme quoi si on tombe les bras en jetant les ponges on ne sera jamais qu'après c'est plus facil voire même jouissif... c'était quoi déjà le titre de ta note ???
Non, pas de plage à Trieste, juste une sorte de trottoir où il faut slalomer entre les chiens et les p'tits vieux et sauter par dessus les gens qui bronzent (remarque, ça rend la course encore plus sportive).
Bon ben moi je vais me coucher, tu m'as épuisé !
thank you for your comments, mais je suis desolee, i cannot read votre blogge parceque je ne speak pas francais ;0/
al mhystral, t'as tout compris mais pas moi: c'est quoi les ponges?
jojo, a toi le parcours des haies!
fdm, ca tombe bien: avec le decalage quand moi je cours, toi tu dors.
pod, no worries. The beauty of your Art ici is it's international language...
thanks dude, that is kind of tu
Moi je trouve toujours une excuse pour pas y aller...
Oui, tout comme fdm, je suis claqué moi... mais comme nathalie et plein d'autres je suis à chaque fois transporté par ta manière d'écrire... et à chaque fois heureux de t'avoir trouvé... Sydney c'est loin ;-)
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