Thursday, April 26, 2007

J’ai le choix.

Je m’étais juré de ne pas faire de politique. Tout au moins de ne pas prendre parti. Même si j’en ai un. Un parti pris j’entends…

Mais l’actualité me pousse indirectement à faire un petit couplet sur la liberté et son fondement: j’ai nommé, le choix, tout simplement.

Avoir le choix est fondamental. Choisir, c’est être libre. Libre de l’être ou de ne pas l’être. Vous suivez ? Si on n’a pas le choix, on n’est pas libre. Ca arrive. En général dans nos contrées, le choix on l’a.

Choisir de s’exprimer. Mais attention, choisir n’est pas voter. Choisir est une action pour soi-même en premier. Voter engage la communauté. Je choisis entre deux candidats puis je choisis de voter ou pas. Je ne peux voter sans choisir mais je peux choisir sans voter. Où donc est la liberté ? Suis-je plus libre quand je vote ou quand je choisis ? Car si choix il y a, je vote ou pas. Pas de choix, pas de droit et la liberté est bafouée. Et si on m’oblige à voter, peux pas choisir. Où est alors ma liberté?*

Le choix on l’a, je vous dis. Choisir d’aimer, choisir de quitter, choisir de vivre, de s’arrêter. Choisir cette voie ou plutôt celle-là… Choisir d’être 1/ heureux ou 2/ malheureux. Je pèse mes mots : certains choisissent le 2.

Et si vous pensez que j’exagère, plutôt que de vous le poser en question, affirmez: j’ai le choix. Je décide et j’obtempère.

Comme dirait l’autre auvergnat, celui qui berça jadis le paysage politique de mon âge ingrat : bon choix Madame, bon choix Mademoiselle, bon choix Monsieur…


*relire J’ai la voix qui coûte, cri de Novembre 2006.

18 Comments:

Anonymous Mélina LOUPIA said...

Mais il est colère didonc!
Tu le sens de chez toi notre vent de la colère?
Bizettes.

Thursday, April 26, 2007 9:31:00 AM  
Anonymous Francois said...

En démocratie, on a toujours le choix de choisir ou de ne pas choisir.C'est un des principes.
Le choix de voter est un choix de la liberté individuelle, mais si on choisit de ne pas s'engager dans le choix d'un candidat, par exemple, on a le devoir d'assumer le choix dez autres, sans prendre part aux critiques.
Quel vaste sujet que le choix.
Ai- je bien fait de dire oui ou ai-je bien fait de dire non: la garnde problématique du CHOIX.

Thursday, April 26, 2007 4:06:00 PM  
Anonymous co said...

Le choix !
"action de choisir, décision par laquelle on donne la préférence à une chose, une possibilité en écartant les autres"
Ah Bruno, quel beau sujet, quel bon choix :-)
Et combien d'autres idées as-tu exclu pour choisir ce post là ?
Mais avais-tu vraiment le choix, dans le contexte actuel, de nous parler d'autres choses... ?

Choisir c'est forcément lié à une notion tout aussi complexe : celle de désirer, désirer un être, une vie, un enfant, une famille, se projeter dans un avenir, avoir envie de...
Ne pas choisir n'est pas forcément un choix, ca peut etre aussi une sorte de peur, peur de l'engagement, peur du changement, peur de l'inconnu... Bref, les "psys" appellent ca l'inhibition de l'action...
Quand on est aux pieds du mur, avec une meute de chiens enragés aux fesses... la plus part d'entre nous va faire le choix de grimper coute que coute, mu par un seul désir : sauver ses fesses ! quelques uns, ne vont pas bouger et vont se faire déchiqueter ...Par choix , par paralysie ou par peur du choix ?

Thursday, April 26, 2007 5:07:00 PM  
Anonymous nicovi said...

Un choix (n.m) : Petit poisson qui a l’adolescence quitte les jupons de la mer pour se réfugier sur les pizzas entre autre.
Troublant cri sur le choix que Ballavoine avait jadis lui aussi poussé « Etre heureux ou malheureux, vivre seul ou même à deux ». Ballavoine avait fait le choix de commencer le Paris Dakar en hélicoptère, mais pas de le terminer. Finalement nos choix importent peu devant les choix de l’asticot.

Thursday, April 26, 2007 5:24:00 PM  
Anonymous 4largo said...

Je choisis donc je suis ?

Thursday, April 26, 2007 6:11:00 PM  
Anonymous Sandrine said...

pour vraiment choisir librement, a mon avis il faut d'abord vivre en pleine conscience, etre "éveillé". Or la plupart du temps nous sommes endormis, nous marchons sur pilote automatique, nous agissons par mimetisme, par habitude (c'est notre culture, notre milieu qui induisent une grande partie de nos choix).Souvent nous reagissons de facon compulsive afin de satisfaire des besoins souvent non conscients (besoins d'etre reconnu, integré, valorisé, ...).
Pour choisir vraiment librement il faut d'abord prendre conscience de tous ces mecanismes qui nous font fonctionner.
Par exemple, ai-je ecrit ces quelques lignes reellement par choix ou pousser par un besoin de reconnaissance en prouvant que moi aussi je peux laisser un commentaire?

Friday, April 27, 2007 11:21:00 AM  
Anonymous bv said...

mélina loupia, ce n'est pas autant la colère qu'un appel fervent à la prise de conscience...

francois, je suis d'accord, le principe de la démocratie est le choix. Ne pas choisir est un choix et on se doit d'en accepter les conséquences. C'est d'autant plus vrai en situation d'élection.

co, la peur du choix, pas un choix? Ben si, moi je crois.
A moins comme le dit Sandrine plus bas, que tu n'aies pas atteint le niveau de conscience pour te poser le choix. Celui-là, c'est ton paralysé. Sinon ne pas choisir est un choix. Celui de ne pas avancer. Celui qui se fait bouffer les fesses par des canines aiguisées a choisi cette issue plutôt que de grimper le mûr sans savoir la suite: il a choisi le risque évident contre le risque inconnu. Chacun son truc.

nicovi, il est vrai que le choix final, on ne l'a pas celui-là. Bien que tu trouves des sages qui te démontrent que si en fait. Que c'est toi qui choisis ta fin. Bon, j'en suis pas là moi, hein!...

4largo, exactement. Bien dit.

sandrine, dame grenouille pour les intimes, tu as probablement raison: le choix on l'a mais encore faut-il le savoir, en être conscient.
Et pour certains, cette prise de conscience ne semble ne jamais arriver. Ils s'enfoncent alors dans l'aigreur, supportant mal une situation à priori sans issue dont ils sont pourtant le moteur...

Well, tout le monde n'a pas la chance d'avoir une dame grenouille à ses côtés, qui a tant oeuvré dans l'aide à la traque des dits-mécanismes. Pas tous abandonnés, je le confesse, mais au moins repérés!...

Friday, April 27, 2007 4:44:00 PM  
Blogger alice said...

Avoir le choix, un luxe ou une illusion? Ne réagit-on pas bien davantage que nous n'agissons, pauvres petites choses que nous sommes? Bon,sur ce, je retourne dans mon champ de blé observer des traces bizarres.

Friday, April 27, 2007 5:08:00 PM  
Anonymous E. said...

Moi ce qui me désole dans le choix (quel qu'il soit: SR ou NS, blanc ou abstention, peste ou cholera, fromage ou dessert...) c'est que finalement j'ai toujours l'impression que ca se resume a choisir entre remords et regrets...

Saturday, April 28, 2007 7:33:00 AM  
Anonymous bv said...

alice, avoir le choix entre deux illusions ou avoir l'illusion d'un choix, lequel est le mieux? A toi de choisir...

e. c'est vrai que choisir c'est aussi renoncer.

Sunday, April 29, 2007 10:49:00 PM  
Anonymous L-tz said...

Aïe, j'ai mal au crâne... je vais retourner à la piscine moi... ;-)

Monday, April 30, 2007 12:35:00 AM  
Anonymous c-pas2mainlavieille said...

eh ben alice ya des martiens par chez toi? Choisis bien tes mots quand tu iras leur souhaiter la bienvenue avec un verre de l'apéritif local. Choisis ta robe, celle a fleurs jaunes sur fond blanc, qui te fais fleurs parmi tes épis.
Bon revenons à nos moutons,et choisissons une identité com le recommande ma fenêtre. Le choix, sacré concept. Je le gère po mais j'le kiffe. Je me shoote à la premiere phase du choix. Je me plait aux carrefours, et y séjourne d'ailleurs bien trops souvent(pas les grandes surface...pfff...vous alors). J'y suis bien là, enivrés par les nombreux possibles, dopé à mon indécision, vaguement inquiet devant ma statique. Choisir c'est mourir un peu...Choix cornélien. Le choix juste an illusion? La liberté n'existe pas vraiment, on ne choisit pas de naître. Encore que certains mystiques exaltés du bulbe pense que si.Point de vue interessant mais bon... On ne choisit pas de mourir. Mais on peut eventuellement choisir l'heure. IL ya tant d'impératifs d'obligations, que lorsque qu'un choix nous échoit, nous nous devrions de le prendre, et d'en jouir. La petite mort...choisir c'est mourir un peu.
Mais choisir c'est avancer, mobilis in mobilé(mobile ds l'element mobile). Choisir pour ne pas moisir.
Au fait je m'rejouie que personne n'ait cité cette fameuse expression et je me frotte les mains en vous en faisant profiter. Avis aux connaisseurs. Je vous laisse le choix dans la datte!

Monday, April 30, 2007 9:25:00 AM  
Anonymous nicovi said...

Merci Bruno de cette info, je me demande quels sont les arguments que ces sages avancent pour nous amener à penser que c'est nous qui pourrions choisir notre fin. Par contre je rejoint Cpas2.. sur la liberté de naître comme l'a si bien chanté Maxime Le Forestier:"Etre né quelque part,
Pour celui qui est né, c'est toujours un hasard."
Cpas2..en mettant 2 t à date tu influences nos choigts.

Monday, April 30, 2007 5:16:00 PM  
Anonymous c-pas2mainslavielle said...

oups! pas vu les 2 t...'ci nicovi

Monday, April 30, 2007 11:08:00 PM  
Anonymous bv said...

l-tz, c'est ton choix!! ;-)

c-pashierlelen2main, que la datte soit moisie ou la date choisie pour ne pas moisir, moi je choisi ce que je dois, que je mate ou pas.
(lt-z va encore avoir mal à la tête, ya d'quoi faut dire).

nicovi, on choisit beaucoup plus de choses qu'on ne le pense. Tout est question de conscience... Maintenant, débrouille-toi avec ça!

Tuesday, May 01, 2007 10:30:00 AM  
Anonymous l'exilée said...

Tu nous dis Suis-je plus libre quand je vote ou quand je choisis ? et moi j'y comprends rien.

Puis moi je parle de Paris en disant 'une ville qui n'est pas la mienne' et tu n'y comprends rien non plus.

Bon ça ne doit pas être notre jour de communication. RV au prochain post pour plus de compréhension mutuelle...

Wednesday, May 02, 2007 1:28:00 AM  
Anonymous Anonymous said...

"Le choix on l’a, je vous dis. Choisir d’aimer, choisir de quitter, choisir de vivre, de s’arrêter. Choisir cette voie ou plutôt celle-là… Choisir d’être 1/ heureux ou 2/ malheureux. Je pèse mes mots : certains choisissent le 2."
Bonjour Sydney, merci pour ton blog très sympa. Ton cri me fait penser à cette petite histoire que tu connais peut-être puisqu'elle s'est souvent promenée sur le web :

Un soir un vieil indien Cherokee raconta à son petit fils la bataille intérieure qu’il devait livrer :

Il lui dit :

« Mon fils, c’est une bataille entre deux loups.

L’un c’est le mal : colère, envie, tristesse, regret, cupidité, arrogance, apitoiement sur soi-même, culpabilité, ressentiment, infériorité, mensonges, orgueil, supériorité et l’égo.

L’autre c’est le bien : joie, paix, amour, espérance, sérénité, humilité, gentillesse, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et confiance. »

Le petit-fils réfléchit un instant et demanda alors à son grand-père :
« lequel des deux loups va-t-il gagner ? »

Le vieux Cherokee répondit simplement : « celui que je nourrirai »

Sophie

Thursday, May 10, 2007 10:00:00 PM  
Anonymous bv said...

Sophie, non je ne connaissais pas. C'est très joli... et tellement vrai, merci de l'avoir partagé...

Friday, May 11, 2007 11:17:00 AM  

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