Je compatis au pays du sushi.
Plus jamais je ne rirai des touristes japonais.
Je viens de comprendre leur air interdit à leur arrivée à Paris, le pourquoi des photos à tire larigot et à quel point notre quotidien peut leur être si lointain…
C’est que moi chez eux, c’est tout pareil.
Pour ma première visite au pays des sumos le choc est, comment dire… costaud.
Le Japon chamboule. J’ai l’impression d’être devant l’œuf comme une poule: je n’y comprends rien. J’ai l’air d’un abruti en voyage d’étude chez les martiens.
D’abord l’alphabet.
On a beau s’y préparer, piger que dalle casse le moral. Sans un mot du crû, point de salut. Les nippons ne sont pas légion à causer la langue d’Albion.
Heureusement que ma fille ainée (la banane dropper pour ceux qui suivent) baragouine le japonais. C’est « parle ou crève » pour vous la faire brève.
Puis les contrastes.
Japon, terre de légendes extraordinaires et terrain d’avant-garde du troisième millénaire. Pays champion du gadget d’exception qui traîne encore de vieilles aberrations.
Quand les banques de quartier en formica usé des années cinquante offrent des toilettes hygiéniques à douchette et à cuvette chauffante. Quand les geishas maquillées croisent en kimono les jeunes filles de Tokyo, sac Prada, minijupe plissée et chaussettes montantes. Quand des chihuahuas en jupette et bigoudis sont loués par des couples branchés se pavanant dans des parcs d’un autre temps…
De quoi se paumer.
Alors voilà, au pays des samouraïs, la grenouille devenue ninja n’a pas dit son dernier mot. Moi je crie Banzaï. Et j'avance.
Je viens de comprendre leur air interdit à leur arrivée à Paris, le pourquoi des photos à tire larigot et à quel point notre quotidien peut leur être si lointain…
C’est que moi chez eux, c’est tout pareil.
Pour ma première visite au pays des sumos le choc est, comment dire… costaud.
Le Japon chamboule. J’ai l’impression d’être devant l’œuf comme une poule: je n’y comprends rien. J’ai l’air d’un abruti en voyage d’étude chez les martiens.
D’abord l’alphabet.
On a beau s’y préparer, piger que dalle casse le moral. Sans un mot du crû, point de salut. Les nippons ne sont pas légion à causer la langue d’Albion.
Heureusement que ma fille ainée (la banane dropper pour ceux qui suivent) baragouine le japonais. C’est « parle ou crève » pour vous la faire brève.
Puis les contrastes.
Japon, terre de légendes extraordinaires et terrain d’avant-garde du troisième millénaire. Pays champion du gadget d’exception qui traîne encore de vieilles aberrations.
Quand les banques de quartier en formica usé des années cinquante offrent des toilettes hygiéniques à douchette et à cuvette chauffante. Quand les geishas maquillées croisent en kimono les jeunes filles de Tokyo, sac Prada, minijupe plissée et chaussettes montantes. Quand des chihuahuas en jupette et bigoudis sont loués par des couples branchés se pavanant dans des parcs d’un autre temps…
De quoi se paumer.
Alors voilà, au pays des samouraïs, la grenouille devenue ninja n’a pas dit son dernier mot. Moi je crie Banzaï. Et j'avance.


22 Comments:
Je tiens à préciser aux pointilleux qui s'aventureraient à réagir en étant désagréable à propos de ce cri du jeudi posté un vendredi (encore) que ma montre japonaise montrait 11h54 et que j'étais tout heureux de poster ainsi sur le fil du rasoir.
Argh, l'horloge de Blogger m'a donc trahi.
Bon, de là à faire harakiri....
Tu postes un vendredi et moi je lis un jeudi... en plein retour vers le futur :-)
Pour ne pas te paumer, fait le petit poucet moderne et prends des photos à chaque coin de rue. Avec un peu de chance tu passeras même inaperçu.
Moi aussi je lis un jeudi. C'est génial quand même. Je ne suis jamais allée au Japon mais je ne sais pas comment je réagirai dans un pays pareil. Sans doute angoissée, un peu beaucoup. Petite question: est-ce que les grenouilles au Japon ont des yeux bridés?
:-)
La rime est intemporelle.
Bizettes
A paris, c'est encore jeudi . Ouf
;-)
Tu sais qu'en France quelques fous , qui ne roulent même pas en Prius, et n'ont même pas signé le pacte écologique, redécouvrent les wc à "sec' ... Avec un argument définitif : Les chasses d'eau polluent 30 % de nos cours d'eau. Et comme l'eau de la terre est la même depuis la creation de celle ci,( ben oui, on t'a jamais dit que ta San Pellegrino préférée c'est du pipi de dinosaure pétillant...) les chiottes à sec sans chasse d'eau (forcemment c'est à sec) c'a fait zero pollution. Que du compost !
En fait, je me demandais si tu pouvais me ramener une lunette chauffante du japon, mais sans douchette... ca ferait plus "hype" dans ma future maison écolo...
;-)
Et puis, tu veux pas nous faire une liste des gadgets les plus ecolos qu'on trouve la bas ?
Bacci a tutti
Co
Ah cher bv, j'ai décroché à 23h hier soir en me disant que non, décidément, il n'y aurait pas de post ce jeudi... je t'en excusais d'avance vu les difficultés révélées lors de ton premier passage au pays du soleil levant.
Ravie de te retrouver ce vendredi pour un récit qui me rappelle fort mon propre passage à Tokyo il y a trois mois.
Ce qui me fait rire c'est que ton précédent message se terminait par:
"Mais où faut-il donc aller pour s’assurer qu’on avance?..."
et celui-ci par
"Moi je crie Banzaï. Et j'avance."
Tu as donc trouvé : pour avancer, il fallait aller au Japon !!!! MDR
Eh, on se voit dimanche après le vote?
Quel blog-trotter tu fais mon cher bv! Et moi aussi je te lis le Jeudi!
Superbe ce cri! Le Japon, j'aimerais le visiter en vrai touriste, car je sais que le depaysement est total, mais simplement par curiosite.
Y vivre?, tu n'y penses pas !
On avance. Est ce le maître mot de beaucoup de gens en ce moment?
Y a-t'il une crainte à rester sur place? Si oui,par rapport à qui ou par rapport à quoi?
Moi j'ai décidé d'avancer, mais est-ce la bonne décision?
Le principal n'est-il pas d'être en phase avec soi même?
REFLEXIONIONIONION
"Baragouine"? Sais-tu que tu parles breton sans forcément le savoir?
Sinon, du Japon, je ne connais que Tokyo-Narita (dont les toilettes sont fort propres au demeurant).
D't'façon, vu que je suis partie en week-end prolongé j'ai oublié qu'hier on était jeudi et je suis venue seulement vendredi lire ton cri!
Je ne devrais peut-être pas te le dire, mais avec blogger tu peux tricher, je m'en suis rendue compte en publiant des billets dont j'avais fait le brouillon quelques jours avant: ils étaient publiés à la date et à l'heure de leur création, et il fallait que je change l'heure de publication pour qu'ils apparaissent comme derniers billets!
4largo, prendre des photos à tous les coins de rue, c'est exactement ce que je fais. Un vrai petit japonais je te dis ;-)
delphinium, pas eu le temps de regarder une grenouille dans les yeux!
melina loupia, tu parles d'un cliché ;-)
co, ai déjà vu le concept des chiottes à sec effectivement mais à la montagne, avec beaucoup de place en dessous pour laisser le compost s'aérer... Vue la place qu'il y a dans nos cités, japonaises ou non, les wc sans eau ne sont pas pour demain!... Quand à la lunette chauffante, dans le genre écolo, suis pas trop sûr... C'est bien agréable cependant.
nathalie, bonne pioche, c'était un clin d'oeil à mon post précédent. Heureusement qu'il y en a qui suivent!...
Maintenant, franchement, entre toi et moi: ce n'est pas au Japon que je vais avancer vraiment. Si les japonais avancent à fond la caisse, c'est sans moi!
Et oui, voyons-nous dimanche après le vote au Consulat. Nous arriverons de Tokyo le matin même...
bluelulie, non non je ne pense pas y vivre. Sommes reçus à Tokyo comme des Princes par des amis français expatriés. Leur vie m'a l'air bien organisée et ils font le maximum pour s'ouvrir à cette culture si différente de la notre. Mais je ne me vois pas quitter Sydney pour le pays du saké...
francois, j'aime ton "reflexionion"... C'est vrai que de la réflexion à l'onion, il n'y qu'un pas: ya plusieurs couches et ça fait souvent pleurer ;-)
alice, merci du tuyau, je me demandais justement d'où venait ce mot bizarre... "Baragouine", pas très joli mot d'ailleurs quand on y regarde de plus près... Avec tout mon respect pour les bretons!
jvh, oui j'avais remarqué mais... c'est pas du jeu, non ?! Ce doit être mon côté maso qui ressort... encore!!
L'origine t'intéresse ou tu t'en moques?
je ne m'en moque pas du tout Alice: dis moi tout sur le baragouin!...
S'il s'agit des chiens on ecrit plutot chihuahua (comme l'etat mexicain). Maintenant il s'agit peut-etre de chie-wawa avec lunettes chauffantes et douchette incorporee ;-)
e. la référence est canine assurément, pas de truc-wawa genre pédale. je corrige illico. je te fais confiance, tu es près de la source...
Bon, mon explication est moins drôle que l'histoire de chiens ci-dessus, te voilà prévenu. Donc, nos braves Bretons, en 1914, ont eu l'honneur et le privilège (comme beaucoup de paysans venus des provinces les plus reculées) d'être envoyés comme chair à canon sur le front. Ils arrivent par convois entiers à Paris, nombre d'entre eux ne parlant pas un mot de français. Ils demandent alors du "barac'h" et du "gwin" c'est-à-dire du pain et du vin (là, je t'arrête tout de suite,ne te fatigue pas, tout le monde connait le pourcentage élevé d'alcooliques en Bretagne). Ils se heurtent alors à l'incompréhension des Parisiens qui s'approprient néanmoins l'expression en la francisant. A ne pas confondre avec le"barguiner"(orthographe?)québecois qui vient de l'anglais "bargain".
Voili voilo. Bonne soirée!
J'ose pas imaginer...perdu dans la ville sans pouvoir comprendre ne serait ce le sens general des panneaux et dans l'incapacite d'echanger 2 mots avec nos comparses...
remarque, ca doit etre pareil pour eux a Paris...
"la babane dropper", (oui oui nous suivons) qui baragouine le japonais, c'est pas mal non?..Pour avancer, il lui faudra juste aller un peu plus loin! Du Japon, j'aime particulièrement ces merveilleux papiers fabriqués à la main depuis des millénaires.
Alice, nous prononçons "barguenner"
un anglicisme qui nous est interdit par "l'office de la langue frsnçaise", mais bon, on s'en fout parfois!!!..
Bonne fin de semaine bv.
wombat, absolument pareil pour eux chez nous: c'est pourquoi je compatis avec leur qqfois risible curiosité...
ritadaphné, le Japon m'a effectivement surpris par ce côté raffiné dans la déco, la mode, le design: ce doit être un héritage de leurs traditions si présentes encore. De retour à Sydney, j'ai discuté avec une coréenne qui me disait qu'en Asie on appelle les japonais, les Français de l'Asie, rapport à ce raffinement justement...
Quand on a eu le plaisir de demander son chemin à une hôtesse de l'air ne parlant pas un mot d'anglais devant un avion ANA entièrement décoré par les pokémon et que finalement 3 employées aux porte-clés "miss kitie" vous ont accompagné pour être sûres que vous arriverez à l'heure, on peut dire qu'on a eu un bon aperçu du Japon.
marie, excellent ! c'est tellement ça...
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