Je carte postale.
Autant vous prévenir.
La lecture des lignes qui suivent peut être difficile à soutenir.
Je veux vous décrire le spectacle qui ouvre ma journée sur ma terrasse à Sydney.
C’est pour me souvenir que je commets ce billet. Pas pour la ramener, ni vous faire baver. C’est pour savourer le jour où, quand je me relirai, je n’y aurai plus accès.
Certains peignent ou dessinent, d’autres photographient. Moi, j’écris.
Alors point de soupir. Lisez puis fermez les yeux. Et profitez.
C’est l’aurore.
La température est douce, voire fraîche encore.
Accrochée à la colline à mi-pente, la maison offre un coup d’œil à multiple détente. Le soleil se lève à ma droite, embrassant la vallée d’un rayon mordoré. Les verts s’emmêlent dans un camaïeu de cuivre. Les toits brillent.
Le jour sera clair, la lumière croustille.
Le ciel d’un bleu immense perd peu à peu son teint rosé. Le golf soigné qui s’étale à nos pieds, s’émancipe en douceur d’un voile de brume, dégageant l’une après l’autre les cimes bombées de ficus géants.
En bas s’étend la baie, sereine et souveraine. A cette heure, la mer est d’huile. Quelques rares bateaux de pêcheurs incisent çà et là, la pièce d’eau tranquille.
L’instant est calme, magique.
Si ce n’est le tapage ornithologique.
A la tête de ces oiseaux uniques au monde, une colonie de perroquets multicolores joue dans les bananiers, m’imposant haut et fort leur matinale faconde.
De ces bruits de l’aube, je mémorise le timbre.
Final idéal pour ma carte postale : je n’ai plus qu’à poster.
La lecture des lignes qui suivent peut être difficile à soutenir.
Je veux vous décrire le spectacle qui ouvre ma journée sur ma terrasse à Sydney.
C’est pour me souvenir que je commets ce billet. Pas pour la ramener, ni vous faire baver. C’est pour savourer le jour où, quand je me relirai, je n’y aurai plus accès.
Certains peignent ou dessinent, d’autres photographient. Moi, j’écris.
Alors point de soupir. Lisez puis fermez les yeux. Et profitez.
C’est l’aurore.
La température est douce, voire fraîche encore.
Accrochée à la colline à mi-pente, la maison offre un coup d’œil à multiple détente. Le soleil se lève à ma droite, embrassant la vallée d’un rayon mordoré. Les verts s’emmêlent dans un camaïeu de cuivre. Les toits brillent.
Le jour sera clair, la lumière croustille.
Le ciel d’un bleu immense perd peu à peu son teint rosé. Le golf soigné qui s’étale à nos pieds, s’émancipe en douceur d’un voile de brume, dégageant l’une après l’autre les cimes bombées de ficus géants.
En bas s’étend la baie, sereine et souveraine. A cette heure, la mer est d’huile. Quelques rares bateaux de pêcheurs incisent çà et là, la pièce d’eau tranquille.
L’instant est calme, magique.
Si ce n’est le tapage ornithologique.
A la tête de ces oiseaux uniques au monde, une colonie de perroquets multicolores joue dans les bananiers, m’imposant haut et fort leur matinale faconde.
De ces bruits de l’aube, je mémorise le timbre.
Final idéal pour ma carte postale : je n’ai plus qu’à poster.


28 Comments:
Reçue en pleine figure, comme un boomerang, sans délai.
Et Pan, du beau!
Si tu t'en rappelles plus, moi oui:)
Des bizettes
J'y suis avec toi, sur ta terrasse.
Tu as oublié le fouillis de toits disparates qui s'entremêlent juste sous ton balcon, mais le regard ne s'y arrête pas, tiré qu'il est vers la baie et les collines.
Et je rajoute que ce matin l'aube offrait en prime la pleine lune, parfait rond blanc dans un ciel rose, cerise sur le gâteau. Je l'ai vue, moi. Toi aussi peut-être ?
Je t'embrasse
Tu ne devrais pas te faire du mal, car, quand tu liras ces quelques lignes, et que tu seras sous le ciel brumeux et pluvieux de Paris, ça te rendra la vie australienne encore plus nostalique.
N'empêche que merci pour cette magnifique carte postale, grâce à laquelle on voit et ressent presque les mêmes choses que toi.
Je te décrirais un jour les couchers de soleils sur Pommard, Meursault et autres réalités d'épicuriens.
En attendant je te souhaite beaucoup de bonheur dans ce magnifique pays et large soif de vins de bourgogne
et lorsque la grenouille demobilisa son cris on crus entendre infamnie,
de différentes penssée intellectuelle alors que d'autres s'exclament à pleine voies,
on tacle,
on cherche,
on pensse,
on dort,
on baise,
on s'occupe,
on divague, on voit des vagues,
on s'obstine,
on lit et relit,
on part et revient,
pour que chaque jeudi nous apportes un nouveaux cris...
Like you and your demi season there,
Here, your france...
Our spring evokes sentiments of lifes changing force,
Everpresent beauty pushing through the winter rested earth.
A wild red poppey in my garden.
Elle est pas belle ,la Vie ?
Le notre sur terre en espace.
Allez!
Je faire un gallipette pour la future. Le Notre.
Je me suis d'autant plus délectée de ce poétique descriptif depuis ta terrasse qu'un jour prochain nous y prendrons très certainement un café (enfin plutot une 4X) ensemble!
Merci...
melina loupia, bravo, encore en tête. et merci pour l'appréciation.
nathalie, merci de rajouter qq détails. pas vu la lune ce matin mais hier soir elle était pleine, parfaitement ronde et on y voyait presque comme en plein jour. presque...
francois, grâce à toi, je connais déjà les couchers de soleil sur les coteaux de Pommard ou de Meursault... j'ai même eu la chance de les voir en Automne quand les feuilles sont mordorées. le spectacle est magique aussi. bon, c'est sur, ya pas de perroquets ;-)
terra vechia, si tu fais référence au fameux debat, n'ai pu en voir que des bribes d'ici en bas, lu des commentaires cà et là.
pas l'impression que l'un ou l'autre ait beaucoup avancé quant à faire basculer les indécis de son côté...
pas voulu faire mon cri la-dessus ce matin car j'ai pensé que la blogosphère allait suffisament résonner des échanges de papa et maman.
et puis franchement, 1/ je ne trouve rien à dire d'interessant sur le sujet et 2/ tout ce qui se dit en ce moment vole vraiment très très bas et confuse plutot qu'autre chose. pas envie d'en rajouter...
anonymous, yep life is great... where ever you are posting from. Thanks for passing by anyway.
mam marcha, on vous attend de pied ferme.. enfin une XXXX de bon matin!!! sans moi!
je suis k.o. par ce que tu me fais ressentir , k.o. comme l'un des participants du match d'hier soir ........je pense bienzure à nos amis anglais de manchester qui ont été mis k.o. 3 à 0 par les italiens de milan
Onirique. Coïncidence, en tenant compte du décalage horaire, je fais écho à ton soleil ce matin...
Un jour moi aussi je verrai l'aurore et le soleil se lever à Sydney !!
Très belle description et tellement vraie, je revie cette instant comme si j'y étais encore (je suis resté là bas ou peut être est ce Sydney qu'y est venu avec moi). D'ailleur j'avais déjà remarqué la lune et je ne parle pas de ton voisin exhibitionniste. Pour compléter cette vision, j'ajoute les premières notes d"Alone in Kyoto" de Air en arrière plan.
Merci Bruno.
mais un jour, juste en dessous de la terrasse s'est installée une guggenmusik venant en droite ligne de Fribourg qui joue très fort et très faux, et alors la carte postale devient cauchemardesque...
C'est surperbe!
Pendant 5 minutes je n'étais plus dans le brouillard. Temps de crapaud à Auckland aujourd'hui...
denis, fais le malin mon koko ;-)
alice, effectivement aujourd'hui sur ton blog breton, un magnifique coucher de soleil. C'est très syncro tout ça!...
laurent, les italiens viendraient-ils par ici pour leur honeymoon?...
nicovi, ferme les yeux et tu y es tous les matins. Heu... plus fort les yeux...
delphinium, on a tous un joueur de guggenmachin dans son jardin...
sand, je dois avouer qu'on sort à peine de 15 longs jours non stop de temps de crapaud...
Aaaaaaah ces privilegies quand meeemme!!! La mer, un golf, quelques bateaux, un matin qui croustille.
Moi j'ai a ma porte le bush, un gully mysterieux, des sentiers autrefois parcourus par des aborigenes, une nature qui se devoile petit a petit. Et tous mes matins, je les passe sur ces memes sentes avant d'aller travailler dans la City, a 8km de la. Sydney, c'est cela aussi!
France
Mon pere,
J'adore. Les mots sont doux et me font rever meme si, moi aussi, je suis en australie, tu me fais aprecier ce que j'ai. C'est vraiment beau ici mais comme meme, l'air frais du sud en france me manque. Je suis calme. Tout va bien. No worries. Merci
Voilà, le temps d'une minute, j'ai fait un voyage.
Y a des photos habituellement sur les cartes postales...
Tu m'as terrassé...
France, tu as raison de le souligner, c'est la magie de Sydney: La mer, les plages, la baie, le bush, la nature preservée mais aussi la city et ses gratte-ciel, les banlieues et leurs jardins: c'est tout-en-un!
Adelaide, ma fille chérie, ma petite dernière, la plus australienne de nous tous, merci pour tes jolis mots...
eva, tu reviens quand tu veux...
4largo, ben non justement, un petit mot vaut aussi bien qu'une photo: en prime ça laisse plus de chance à l'imagination.
imparfait présent, faut pas en faire une crise ;-)
bv: Thanksyou very much to the Hermes scarf wearing introductions. I couldn't possibly set foot in that store until I had at least practices the basics - thought I think it must be as much about attitude - savoire faire?? - as anything else, non?
If ever perfected, the profile photo will have to change!
Merci Monsieur pour visiter ma page!
Alors, je ne parle très bien comme les autres ici, mais je comprends beaucoup et je vais essayer de venir ici souvent pour practiquer la langue.
Mais oui, le film "Les Petits Enfants" c'est excellent et très européen. Je suis d'accord avec vous.
c'est chic ici, un blog en français lu -et compris?- par des english...
Je vais t'en envoyer une de marrachek du coup... coquin... en tout cas superbe
sally, you are welcome. You know how the French are: it's all about attitude!...
wat, what can I say. Merci de ta visite. Come back often and enjoy the frogs!
colchique, ;-)
fabie, ok. si j'abusais, je demanderais une vue de la Place Djemma Al Efna avec la chaîne de l'Atlas enneigée au fond. Dis, stp...
Tres joli recit - merci beaucoup - ta poesie est super.. Sab
Récupéré sur une invitation à un vernissage: j'aime ce texte pour sa transparence et son opacité, comme l'eau que l'on croit étreindre et qui échappe toujours
"le langage cache ce qu'il éclaire; il dévoile et dissimule du même trait; l'être est au sein du langage un mot silencieux qui, du coeur de la langue, fait parler la langue tout en y cachant ce don précieux de l'être dont il s'agirait de faire l'expérience"
Notes. Marcel Paquet Les essais 2004
Alain Noel peintre de La Réunion a pris soin de noter cette phrase en introduction de son exposition "JE NE REVE PAS"
Sydney me manque... Un an et demi déjà que j'en suis revenu, vivement que j'y retourne...
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