J’ai froid.
Longtemps que je n’ai pas connu ça.
Je me retrouve dans le petit matin parisien comme un kangourou parachuté chez les pingouins. Je me les gèle.
J’avais oublié les joies du froid.
Non qu’il ne me soit arrivé les nuits d’hiver à Sydney, de me cailler sévère. Jamais compris du reste, pourquoi les gens du bâtiment en terre australe manifestent un tel mépris pour le chauffage central…
Mais bon, revenons à nos glaçons.
Car il ne s’agit pas là d’un petit froid qui picote aux entournures.
Je parle d’un froid sérieux. Un qui tutoie le négatif de nos températures. Genre sortie de glacière. Carrément frisquet le courant d’air : lassé de s’attaquer aux extrémités, il passe au travers de ma polaire comme si c’était un coton vulgaire et insidieusement s’emploie à me figer les nerfs.
Un froid qui saisit. Qui neutralise par anesthésie.
Un air réfrigéré qui m’attaque le cervelet en frontal, fait virer mon nez du rouge au violet et, paralysant mes capacités en souplesse labiale, me donne l’élocution d’un débile mental.
Enfin, histoire d’en rajouter dans le profil du niais parfait, phagocyté dans trois couches superposées de duvet, j’ai à peu près l’aisance d’un hanneton retourné dans le mauvais sens.
Joli portait.
Ahh, il est fini le temps où je vous narguais avec mon air toujours bronzé…
Je devine un petit sourire narquois sur vos lèvres qui se dessine.
« Il l’a voulu, il l’a ». A fanfaronner sur ma joie de revenir par là, ça m’apprendra.
Pas méchant garçon, c’est en toute sincérité que je puise dans mes réserves de chaleur pour vous souhaiter de tout mon cœur, mes vœux les meilleurs pour la nouvelle année.
Je me retrouve dans le petit matin parisien comme un kangourou parachuté chez les pingouins. Je me les gèle.
J’avais oublié les joies du froid.
Non qu’il ne me soit arrivé les nuits d’hiver à Sydney, de me cailler sévère. Jamais compris du reste, pourquoi les gens du bâtiment en terre australe manifestent un tel mépris pour le chauffage central…
Mais bon, revenons à nos glaçons.
Car il ne s’agit pas là d’un petit froid qui picote aux entournures.
Je parle d’un froid sérieux. Un qui tutoie le négatif de nos températures. Genre sortie de glacière. Carrément frisquet le courant d’air : lassé de s’attaquer aux extrémités, il passe au travers de ma polaire comme si c’était un coton vulgaire et insidieusement s’emploie à me figer les nerfs.
Un froid qui saisit. Qui neutralise par anesthésie.
Un air réfrigéré qui m’attaque le cervelet en frontal, fait virer mon nez du rouge au violet et, paralysant mes capacités en souplesse labiale, me donne l’élocution d’un débile mental.
Enfin, histoire d’en rajouter dans le profil du niais parfait, phagocyté dans trois couches superposées de duvet, j’ai à peu près l’aisance d’un hanneton retourné dans le mauvais sens.
Joli portait.
Ahh, il est fini le temps où je vous narguais avec mon air toujours bronzé…
Je devine un petit sourire narquois sur vos lèvres qui se dessine.
« Il l’a voulu, il l’a ». A fanfaronner sur ma joie de revenir par là, ça m’apprendra.
Pas méchant garçon, c’est en toute sincérité que je puise dans mes réserves de chaleur pour vous souhaiter de tout mon cœur, mes vœux les meilleurs pour la nouvelle année.


18 Comments:
J'attends que mélia loupia se manifeste pour répondre! En cette presque fin d'année, je ne voudrais pas lui voler sa place!....
Très drôle et joli texte.
Un moins 28°C, le matin, ca te dirait?...
Oh pas de petit sourire narquois sur mes lèvres, plutot un malheureux sourire de connivence : "ah, toi aussi ?".
En ce jour de Boxing Day j'évite de m'étendre sur nos souvenirs communs de retrouvailles aux Heads pour voir partir la course Sydney-Hobart, ça fait un peu trop mal. Alors on se plonge dans les treize desserts. Encore un calisson pour oublier ?
Je vous bise virtuellement mais chaleureusement mes chers bv et sandrine, en attendant de vous serrer pour de vrai dans mes bras.
Je t'envoie plein de bonnes bises ensoleillees de Californie pour rechauffer cette grenouille glacee! et te souhaite une tres bonne nouvelle annee!!
Meilleurs voeux de NZ! Auckland est sous la caresse du soleil de printemps, les bougainvilliers nous offrent leurs magnifiques couleurs pour cette très belle fin d'année.
Tout le meilleur pour '08.
Le froid est vivifiant, très bon pour la santé.
Des bises BV.
sand.
Hi The family !
Effectivement ce n est pas simple de se readapter mais je ne sourie pas car mon sort sera identique au votre en 2008 !
Je vous envoie d enormes bises de Coogee ou la Sydney Hobart est bien passee . Et heureux ceux qui ont goutes le CALISSON!Bises
Elisabeth et ses mecs !
hello cher bv de Tbo et Sophie. Comme d'ahbitude ton cri est un regal et je ris d'imaginer ce kangourou au milieu des pinguoins. Nous aussi on va rentrer mais on attend le printemps!!! On pense a vous, vous embrassons affectueusement et regarderons le feu d'artifices de NYE sans manquer de penser a vous! Ca c'est sur!
Tu veux que je te fasse la bise pour te réchauffer? :)
A défaut de bronzage,je suis sûre que le froid te donne bonne mine ;-)Et puis comme le dit le commentaire ci-dessus, fais des bises! Bonne année à toi et à ta famille.
bonjour mon ami!
seasons greetings a toi!
;0)
Mais enfin, on ne souhaite pas la bonne année avant qu'elle soit née, voyons voyons ;)
Plein de dernières bizettes façon 2007.
Merci pour tes voeux chaleureux, on en a bien besoin par les vents qui courent!
Très bonne année à toi et à ta famille! Bises!
Meilleurs voeux bv,
très heureux de pouvoir te lire à nouveaux, en espérant que tu feras durer le plaisir tout au long de l'année 2008.
Bises viriles.
Bonne annee et je t'envoie un peu de soleil du Mexique pour te rechauffer!
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Bon! incroyable mais vrai...!
Chez-nous, +10°C aujourd'hui.
La neige fond, les rivières débordent, quant aux patinoires
et pentes de ski.....Ouachhhh...
Que de la "slush".
C'est: "le réchauffement de la planète" ne cesse de répéter Jean Lemire!
Que du bonheur pour toi et les tiens en 2008.
Merci à tous de votre visite chargée de voeux chaleureux.
Je fais quant à moi le voeu d'arriver à venir vous pousser mon cri plus régulièrement que ces derniers temps...
Jeter mon humble prose sur ce blog est un de mes petits plaisirs et votre fidélité à venir les lire, voire me les réclamer, me touche énormement.
Merci infiniment.
Ahhhh j'espère que je n'arrive pas trop en retard pour vous souhaiter de rencontrer encore plein de belles grenouilles durant l'année 2008. :-)
Si tu attendais le déluge pour revenir, vas-y, c'est fait.
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