Tuesday, October 21, 2008

Je suis fainéant.

Pas feignant.
Je ne feins rien du tout, je ne fais rien du tout, nuance.

Feindre c’est essayer, simuler, faire semblant peut-être mais faire, surement.
Moi en ce moment, je ne suis pas dans le faire.
Ni dans le faire faire. Je connais des dieux de la flemme dont le flegme fait que l’on fait pour eux. De vrais rois fainéants.

Moi je suis un fainéant manant. Vulgaire glandeur et vilain blogueur.
Vraiment ? Vrai, sans ment.

Jugez plutôt : je n’ai rien posté depuis Juillet.

J’ai le temps pourtant. Et pour autant, rien, pas un billet.
Pas une idée digne à poster depuis la fin de l’été. Comme si le cerveau là-haut avait fermé tous les volets. Rideau. Finie la grenouille qui gazouille, bonjour le crapaud fatigué du ciboulot. Pas jojo.

Cela ne pouvait plus durer. bv oisif ? Négatif. On croit rêver. Ne pas se laisser aller. A bas la flemmardise. Je n’ai pas dit mes derniers maux, qu’on se le dise.

Vous assistez en direct à une reprise en main du bruyant batracien.
Finie la cosse, aujourd’hui je bosse.

Car ma paresse blesse. J’ai reçu des plaintes. Soupir. Des lecteurs assidus de mes débuts, fort marris que je ne crie plus. A entendre les déçus, je crains le pire : qui n’écrit plus n’existe plus…
Avoir le mot sobre me vaudra-t-il l’opprobre ?
Evidemment.
N’ai-je pas dit moi-même en commençant il y a deux ans « je crie donc je suis » ?

Donc me voilà. Avec mon mea culpa de tire au flanc, postant ces quelques lignes pleines de vide pour sortir du néant.

J’écris du vent donc je crie, assurément.

4 Comments:

Anonymous delphinium said...

"écrire du vent"... c'est une belle expression. Ecrire du vent, laisser le vent s'engouffrer dans les maux pour les chasser, pour laisser entrer dans l'air pur dans le coeur. Il y a des moments dans la vie où on doit se laisser aller et qu'importe si ça prend du temps, ce n'est pas du vent en l'air, c'est du vent partout dans les fibres, dans les pores, dans les artères, du vent pour réchauffer la bête et pour repartir sifflant dans l'air ambiant, sifflant l'air de la vie, autant en emporte le vent... n'est-ce pas? Bises!

Tuesday, October 21, 2008 5:32:00 AM  
Anonymous nathalie in avignon said...

Bien parisien ça, d'écrire du vent pour se sentir exister !

Oh qu'elle est vilaine, à dire des choses comme ça. Car la vérité c'est que tu pourrais écrire des brises, des souffles et des soupirs, des bises, des airs ou des zéphyrs, je te lirais avec la même joie. Ton style qui n'est qu'à toi nous fait avaler du vent et poussée par ton souffle j'irais au bout du monde !

Ravie de te retrouver en confrère blogueur mon cher bv !

Tuesday, October 21, 2008 6:43:00 AM  
Blogger E. said...

Tiens il me semblait bien avoir entendu comme un cri de batracien aujourd'hui ...porte par le vent surement!

Tuesday, October 21, 2008 9:04:00 AM  
Blogger alice said...

J'ai un petit crapaud dans mon jardin, il vit caché sous trois gros galets rapportés de la plage. Parfois il sort le soir mais il peut aussi rester des semaines sans se montrer. Je l'aime bien ce petit crapaud. ;-)

Tuesday, October 21, 2008 5:27:00 PM  

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